Quelques jours plus tard, les deux hommes quittent Chamonix. Il fait beau, la neige est excellente, c'est la pleine lune, les conditions sont idéales. Le soir ils bivouaquent au sommet de la montagne de la Côte. Le lendemain, à quatre heures du matin, ils repartent, avec leurs sacs à dos et leurs longs bâtons. L'ascension est rendue difficile par une forte chaleur, une neige ramollie. Balmat est de plus très fatigué par les instruments de mesure du docteur Paccard, qu'ils portent sur son dos. Paccard, aveuglé par la réverbération du soleil a du mal à avancer. Les deux hommes s'obstinent malgré tout et en dépit de la fatigue, du vent qui souffle en rafales, malgré le froid qui paralyse leur jambes et leurs mains, ils parviennent à atteindre le sommet du mont Blanc. Ils auront monté de 2300 mètres (de dénivelé bien sur) en 1 jour, en très haute altitude.
Nous sommes le 08 Août 1786, il est exactement 18 heures et 23 minutes.
Paccard effectue rapidement quelques mesures et une demi-heure plus tard, ils entament la descente. Ils passent une nouvelle nuit en montagne et ce n'est que le lendemain qu'ils rejoignent Chamonix.
Balmat rentre chez lui et apprend que sa fille Judith est morte alors que lui-même atteignait le sommet du Mont Blanc. Il se rend malgré tout à Genève pour toucher la prime promise par De Saussure et sur le chemin du retour, il se fait voler par deux escrocs.




